Revoir les pires horreurs.
Ca n’arrive que dans les films ou qu’aux autres.
T’es inébranlable.
Jamais ça ne m’arrivera une chose pareille.
Finalement tout te revient dans la figure.
Réalité enfouie. Oubliée depuis longtemps, mais elle dormait là. Elle sommeillait en toi. Tu le savais, tu croyais l’avoir oubliée … Mais en fait non …
Puis tu te dis que ce n’est pas grave, tu es là pour sourire pour tout le monde. Et à quoi ça sert d’être morose ? Tout est chouette finalement !
Tu réduis ça au détail et tu essaies d’oublier. Tu oublies … enfin, tu crois avoir oublié … Tu as l’esprit léger … Mais il traîne quelques boulets inconsciemment. Avec ta bonne humeur tout n’est qu’apparences.
Quelqu’un ne va pas bien, tu vas l’écouter. Tu adores consoler les gens
Frustration refoulée puisque tu ne te consoles pas toi même.
Tu découvres leurs raisons, tu trouves ça grave.
Normal toi tu te réduis à un détail. Voire à rien. Aucune considération pour soi-même. Fausse assurance cachant un gouffre de solitude.
Tu es devenu un robot. Tu comprimes, tu enfouis, tu refoules ça en toi. Tu réduis au détail et passe à la suite. C’est automatique.
Les autres, tes amis, ceux sur qui tu pourras peut-être compter, ils croient te connaître.
Absurdité profonde : on ne connaît jamais personne.
On a tous nos secrets.
Tu restes avec eux, tu es là, mais tu es ailleurs. Toujours en train de maîtriser, de contrôler.
Ne pas lâcher la pression, pas maintenant, plus tard.
Finalement tu t’absentes, tu t’enfermes car tu as du mal à contrôler intérieurement. Ca tu le gères intérieurement.
Malaise continu qui revient par vagues plus fortes.
Puis finalement ça va mieux … en apparence.
Tu accumules.
Tu oublies.
Tu accumules.
Ca revient.
Tu essaies de contrôler.
En vain.
Tu vas imploser.
Ce n’est pas fini : tout ce que tu avais oublié te revient dans la figure.
Eternel cercle vicieux dans lequel tu as toujours été enfermé.
Tu contrôles.
Jusqu’à ce que tu ne contrôles plus.
Tu n’arrives plus à refouler, tu n’arrives plus à oublier, tu n’arrives plus à penser.
On s’inquiète … Ca ne sert à rien : Qui pourrait comprendre ? Qui a bien pu vivre ce que tu vis depuis toujours ne serait-ce qu’une seule minute ?
Personne.
Enfin c’est ce que tu crois.
Tu cherches quelqu’un, tu as beau réfléchir en vain
Mais finalement ce n’est peut être pas de ça que tu as besoin
Un sac. Tout mettre dedans et le jeter à la mer.
Et toi aussi par la même occasion.
mercredi 23 juillet 2008
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